Intégration : le Pr Faustin Luanga vise la tête de la Zlecaf pour la RDC

Basé à Genève, le Pr Faustin Luanga Mukela est conseiller et économiste senior à l'OMC.

Réunis les 9 et 10 février à Addis Abeba, les chefs d’Etat et de gouvernement africains planchent dès aujourd’hui sur la désignation du secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) dont le siège sera localisé à Accra. Un poste que convoite la RDC pour l’un de ses fils méritants, le Professeur Faustin Luanga Mukela. Cet économiste formé notamment à Nagoya, au Japon, figure sur une «short list» de trois noms remise aux chefs d’Etat. Conseiller à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), basée à Genève, l’universitaire congolais a les qualités et l’expérience requises pour un tel poste. Mais quel nom sortira-t-il du chapeau ? D’autant que la seule femme en lice, l’avocate nigériane Cecilia Akintomide est aussi une candidate sérieuse, surtout si les règles de la parité étaient appliquées. Mais confier le poste à l’ancienne secrétaire générale de la Banque africaine de développement (Bad)  reviendrait à ne pas tenir compte de la surreprésentation de certains Etats à la tête des institutions panafricaines. Rappelons que la direction de la Bad, la plus grande institution économique sur le continent, a déjà été confiée à l’ancien ministre nigérian de l’Agriculture, Akinwumi Adesina. Pour prendre en compte les équilibres régionaux, il ne serait donc pas étonnant que les chefs d’Etat s’accordent sur le nom du Congolais ou de l’autre finaliste, le Sud-Africain, Wamkele Mene. Ce quadragénaire est également un spécialiste des questions liées au commerce. Mais dans la délégation congolaise, les diplomates et les conseillers du président Tshisekedi espèrent secrètement la victoire de leur compatriote. Ce qui redorerait le blason de la RDC. En effet, le pays de Lumumba ne compte plus, depuis belle lurette, un représentant sur la liste des dirigeants des organisations panafricaines ou internationales. Si le Pr Luanga était retenu, cela constituerait aussi un signe de plus du retour de la RDC sur la scène panafricaine et internationale.

La Rédaction