Intégration : la CEEAC en voie de redynamisation

Le président gabonais, Ali Bongo, a ouvert les travaux

La 9ème session extraordinaire du sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), qui a eu lieu le 18 décembre, à Libreville, n’a pas fait le plein en termes de participation au plus haut niveau. Et pour cause, seuls cinq des onze pays étaient représentés par leur président. Il s’agit notamment de l’hôte du sommet et président en exercice de la CEEAC, Ali Bongo Ondimba, mais aussi de ses homologues Félix Tshisekedi (République démocratique du Congo), Idriss Déby Itno (Tchad), Faustin-Archange Touadera (Centrafique) et Evaristo Carvalho (Sao Tome et Principe). On a noté aussi la présence du président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat et du Premier ministre gabonais, Julien Nkoghe Bekale.

C’est comme si le format de la rencontre se réduisait à celui de la Cemac (Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale) plus la RD Congo.

Et pourtant, ladite rencontre visait à redynamiser la CEEAC en lançant notamment sa réforme institutionnelle décidée en 2015 lors du sommet de N’djamena.. Selon  le gouvernement gabonais, les travaux de Libreville avaient « pour but de faire de la CEEAC une organisation régionale viable et forte dotée d’un exécutif à l’architecture rénovée ». En effet, à l’instar de la Cedeao, en Afrique de l’Ouest, la CEEAC aura prochainement, elle aussi, des commissaires pour mener à bien ses actions. Précédant l’arrivée des chefs d’Etat et de gouvernement, un conseil des ministres des États membres s’est tenu les 16 et 17 décembre dans la capitale gabonaise. Chaque Etat membre y a délégué au moins trois ministres, à savoir : celui des Affaires étrangères, celui des Finances et celui de la Défense.

La Rédaction