Charles Koffi Diby, un grand serviteur de l’Etat s’en est allé

Charles Koffi Diby

Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) de Côte d’Ivoire, Charles Koffi Diby, est décédé samedi 7 décembre, à Abidjan, à la suite d’une longue maladie. C’était un « grand commis et serviteur de l’Etat », encense le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Âgé de 62 ans, ce technocrate, petit par la taille mais grand par son savoir-faire, avait d’abord rejoint, comme conseil technique, le cabinet du Pr Mamadou Koulibaly, alors ministre de l’Economie et des finances. A la suite d’un appel à candidatures, il est nommé directeur général du Trésor, au sein du même ministère. Par la suite, ce cadre compétent a été promu, en 2005, ministre délégué à l’Economie et aux finances avant d’en devenir, deux ans plus tard, le numéro un. « Il a servi l’Etat avec efficacité », reconnaît le Pr Koulibaly, également ancien président de l’Assemblée nationale. Rappelons que l’illustre disparu a été ministre de l’Economie et des Finances (entre 2007 et 2012) au plus fort de la crise post-électorale. Il a su gérer, avec toutefois beaucoup de stress , les finances publiques d’une Côte d’Ivoire coupée en deux.  « Le ministre m’épate. Je me demande comment il fait pour payer les salaires des fonctionnaires », s’est interrogé un jour devant la presse Charles Konan Banny, alors Premier ministre.  L’homme savait parler également le langage de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Apprécié dans les instances internationales, il est aussi l’un de rares responsables politiques dont les qualités humaines et les compétences ont été louées par les trois pôles de la politique ivoirienne, à savoir : celui de l’ancien président Henri Konan Bédié, celui de son successeur Laurent Gbagbo et celui de l’actuel président Alassane Ouattara. Ce dernier l’a gardé un temps aux Finances avant de faire de lui le chef de la diplomatie ivoirienne jusqu’en  2016, année où Charles Koffi Diby accède à la présidence du Cesec.  Partout où il est passé, ce dernier  a toujours été animé d’un esprit réformateur.

La rédaction